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Entretien avec Cyril Morin.

Cyril Morin est né le 5 Août 1962 à Blois (France). Ce fut d’abord dédiée à la production musicale d’autres artistes, jusque dans les années 90 a commencé à composer pour le cinéma et la télévision, logements de plus de 80 titres dans sa filmographie. Aujourd’hui, il est l’un des plus grands noms du cinéma français et international, je particulier de voir son nom associé à un film indépendant. Est un compositeur dont la musique devient extrêmement important dans chacun des projets auxquels il participe, en particulier en se livrant à eux, et une sensibilité musicale à couper le souffle, voir par exemple le spectaculaire Zaïna, cavalière de l’Atlas (2005) un chef-d’œuvre. Qu’il nous expliquer un peu plus sur sa vie et la musique de film. Cyril merci pour votre gentillesse.

 

Comment avez vous commencé la musique de film?

J’ai commencé par hasard au début des années 90. J’étais à fond dans la chanson pop et la musique pour la télévision (pub, jingle et autre) et j’étais un” film addict” en allant tout le temps au cinéma. Les deux se sont réunis quand on à trouvé que ma musique marchait bien à l’image et j’y ai cru… Le premier qui m’à fait confinace est Jérome Cornuau. Ensuite j’ai rencontré Pan Nalin, Henri Helman avec qui je travaille encore aujourd’hui.

Vous avez produit des albums pour d’autres artistes. Pourriez vous nous rappeler quelques noms?

J’ai aimé faire ce travail de production avec d’autres artistes à travers le monde (en Indes, en France, aux US), mais j’ai aussi fait des orchestrations (Mirwais/ Madonna, Mankato, Kery James). J’aime les collaborations. Je n’hésite d’ailleurs pas à signer maintenant des scores avec d’autres compositeurs. Aujourd’hui, je continue à sortir quelques albums de musique de film. À l’automne une compilation va sortir, plus orientée vers mon travail sur les séries (« Present »), et sans doute plus électronique.

Préférez-vous orchestrer et diriger vos scores ou reléguer cette tâche à d’autres?

Même si j’aime beaucoup orchestrer, il est toujours mieux de partager son travail avec un orchestrateur qui pourra améliorer beaucoup de détails. La plupart du temps, je fais l’instrumentation et j’ai besoin d’une mise en forme de la partition. Je suis assez directif, car je veux garder un style qui est souvent minimaliste. J’ai parfois dirigé mes scores parce que l’on gagne beaucoup de temps en explication, mais je ne suis pas un chef d’orchestre. Je fais souvent confiance, même à distance à Peter Pejtsik à Budapest.

With directors you feel more comfortable when composing or more freedom?

Je me sent à l’aise avec les réalisateurs qui aiment la musique et ne la relègue pas au rang de sound design. J’ai besoin de confiance pour travailler et cela marche souvent avec de longues collaboration comme Eran Riklis Pan Nalin, ou Henri Helman. Avec cette confiance, on avance poins loin.

Avez-vous fait des travaux pour le concert? Si oui, dites en un peu plus.

Pour moi, il est essentiel de faire des projets “hors films”, car l’un nourri l’autre. Il est aussi essential d’être personnel, et cela est un des moyens de proposer des choses différentes aux réalisateurs. J’ai écris plusieurs pièce de concert , des quatuors à corde, et fait des suite d’orchestre de certaines de mes musiques de films. J’aime beaucoup la musique contemporaine ou post classique, mais cela n’intéresse que peu de gens aujourd’hui. Dommage, car j’aurais bien aimé passer mes journées à écrire des quatuors à corde et à faire de la recherché de sons et de textures.

Quels sont les compositeurs de films que vous admirez le plus, et pourquoi?

J’aime les compositeurs plus classiques. Les plus forts mélodiquement sont Maurice Jarre ou Nino Rota. Aujourd’hui j’aime des compositeurs comme Gabriel Yared, Alberto Iglesias ou Mychael Danna. Leur musique vient du cœur. J’écoute aussi Lalo Schiffrin parce qu’il dépasse aussi la musique de film. J’ai la chance de tous les connaitre (à part N. Rota) et de constater que l’humain ne peu se dissocier de la musique. Si l’art est un don, la générosité fait le reste.

Pouvez-vous parler en profondeur de l’excellent travail qui est le vôtre sur Zaina.

C’est un beau film historique, qui montre une histoire d’Afrique du nord sur un plan personnel et humain (la relation entre un père et sa fille à travers les chevaux). Dans ce film j’ai poussé au maximum mon principe de mélanger l’orchestre à des textures traditionnelles et le chant. Il fallait aussi pousser l’émotion en volume. C’est intéressant de voir que cette musique de film tient dans le temps, dix ans après.

Vous sentez-vous plus à l’aise dans le cinéma français, ou bien nous vous voyez bientôt sur un projet Hollywoodien, comme beaucoup de compositeurs européens?

Je suis à l’aise dans le cinéma indépendant et les co-productions internationales. J’aime aussi la série, car on peu utiliser la richesse de la psychologie des personnages qui se développent sur une durée assez longue, et donc exploiter les thèmes en profondeur. Je passe beaucoup de temps à Los Angeles et c’est fascinant de vois la machine Hollywoodienne en marche. Ma place de compositeur continue d’être entre plusieurs pays et plusieurs cultures et cela me convient très bien. Je n’ai pas de « rêve Américain » malgré ma présence là bas. Par contre j’y trouve beaucoup d’inspiration car beaucoup d’artistes de légende y sont.

Voulez-vous travailler avec un réalisateur en particulier?

Je fonctionne à la rencontre ou au coup de coeur. J’adore l’inconnu et la surprise, donc je ne fais pas de plans. Depuis que je réalise moi même des films, je comprends beaucoup mieux les problèmes des réalisateurs avec leurs films et avec la musique de film en particulier. Cela m’aide dans la relation.

Quels sont vos prochains projets?

Comme je le disais, je suis passé à la réalisation (“The Activist”, “Hacker’s Game” et bientôt “NY84”) depuis quelques années. C’est un travail passionnant, une autre façon de raconter des histoires. Pour moi, la musique représente l’air, l’atmosphérique, et le film représente la terre. C’est une façon différente de raconter une histoire. Il y à plusieurs films dont j’ai fait la musique qui vont sortir bientôt comme, « Angry Indian Godesses » de Pan Nalin, le prochain Karin Albou et diverses collaborations.Jai aussi fait la musique de mon propre film « Hacker’s Game » avec « Seven Saturdays » un groupe de Los Angeles.J’ai quelques projets de film et de séries en 2016. Je cherche à me renouveler sans cesse.

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